vendredi 4 juillet 2008
credit

Rachat credit


Certaines banques ou

organisme de crédit

 se livrent à un calcul appelé « scoring » avant de vous délivrer un prêt. Il s’agit en fait d’une feuille de calcul qui prend en compte plusieurs paramètres (revenus, charges, ancienneté professionnelle etc..) et qui permet à n’importe quel employé bancaire, de cocher des cases, en fonction des réponses que vous délivrez et au final de vous accorder ou de vous refuser votre

demande de prêt

. Nous allons voir ci-dessous quelques normes indispensables à assimiler, pour comprendre le raisonnement d’acceptation ou de refus de votre

demande de prêt

. Bien sûr, ces normes varient plus ou moins d’un organisme à un autre. Cependant, elles sont incontournables.

La norme du RAV

Pour déterminer la capacité de remboursement d’un emprunteur, l’organisme de crédit, déduit des ressources de celui-ci une somme laissée à sa disposition, nécessaire pour lui permettre de faire face aux charges de la vie courante, c'est- àdire ce que l'on appelle le RAV « Reste A Vivre ».

Par « reste à vivre » on entend la part de ressources restant à la disposition de l’emprunteur. Cette somme doit permettre au foyer de pouvoir faire face à toutes ses charges courantes (loyer, assurances, EDF, téléphone, alimentation, transport...). Le « reste à vivre » est adapté à la situation particulière de chacun. La loi du 29.07.1998 encadre plus strictement cette détermination et prévoit la libre disposition d'une somme au moins égale au montant du RMI majorée de 50% pour un ménage quelle que soit la composition de celui-ci (article R331.10.2 du Code de la Consommation).

Ainsi, il est généralement admis que le RAV minimum pour une personne seule sans enfant soit de 700 € et de 800 € pour un couple sans enfant. Si des enfants composent le foyer, ces montants seront alors majorés de 300 € par personne à charge. Ainsi, une famille composée d’un couple et de 2 enfants devra avoir un RAV minimum de 1400 €. De plus, il est considéré que le coût de la vie est plus important dans la région parisienne qu’en province ; aussi le RAV pour des personnes vivant en Ile de France sera majoré d’environ 100 € par personne.

Bien sûr cette règle peut varier de quelques euros d’un établissement à l’autre. Les établissements prêteurs veillent ainsi à diminuer leurs risques d’impayés, dans l’esprit de la loi, tout comme cette proposition de loi présentée par Mr Axel Poniatowski en avril 2004, qui visait à améliorer le minimum vital laissé aux personnes touchées par le surendettement.

La norme du taux d'endettement

Il est bien évident que l'analyse que fait le consommateur sur sa capacité à rembourser ne coïncide pas toujours avec celle du professionnel. Ce dernier n'a pas pour intérêt de vendre un maximum de crédits mais de vendre des crédits qui seront remboursés.

Le « seuil des

33% d'endettement

 », n'est pas une loi applicable à tous car il convient mieux de raisonner en « reste à vivre ». Ainsi à l'aide de deux exemples, nous allons vous montrer que le foyer au plus fort taux d'endettement n'est pas forcément celui qui a la situation la plus périlleuse.

Prenons deux exemples de ménages, composés de quatre personnes et en accession à la propriété, de leur logement : La famille Martin qui est plus endettée (60% pour 38% pour les Dupont) est dans la situation la plus favorable avec 480 € par mois et par personne, contre 372 € par mois et par personne pour la famille Dupont.

Que se passe t'il lorsque le « reste à vivre » n'est pas suffisant? Le surendettement peut s'installer de différentes manières, ainsi en laissant cours à la fatalité, les dettes s'accumulent ; on souscrit d'autres prêts auprès d'organismes bancaires spécialisés, on néglige de rembourser certaines charges fixes (EDF, téléphone, loyer...).

Et pourtant, vous pouvez très bien obtenir un avis favorable à une demande de crédit, alors même que votre taux d’endettement est supérieur à 40 % !

Les revenus pris en compte

Chaque établissement prêteur a ses propres règles. Cependant, une logique en ressort, qui permet de comprendre ce qui va être ou ne pas être pris en compte, dans le rapport revenus / charges.

La règle qui demeure est constante : ne peuvent être pris en compte pour le calcul du prêt mis en place, tous les revenus réguliers et pérennes qui vont être perçus pendant la durée du prêt.

La nature du contrat :
Les compléments de revenus :
La consultation des fichiers

Certains prêteurs ont coutume de vérifier la bonne santé de votre employeur, quand l’emprunteur est un salarié du privé, surtout s’il s’agit d’une petite entreprise. Rien de plus normal en effet, prêteriez-vous de l’argent a un ami qui, sans le savoir forcément, aurait toutes les chances de se retrouver à pointer à l’ANPE à court terme ?! Dans ce fichier géré par la Banque de France, nommé FIBEN, se retrouvent recensés environ 3.500.000 entreprises et 2.500.000 dirigeants qui se voient attribuer une cote relative à plusieurs paramètres, tels que la solvabilité, l’endettement etc. Seuls les établissements de crédit et les administrations à vocation économique ont accès à cette base de données. Les informations collectées et retraitées, qui composent le fichier, constituent pour eux des données importantes d'analyse du risque.

A cela s’ajoute la consultation des autres fichiers gérés par la Banque de France :
A noter que les pouvoirs publics envisagent de créer un fichier positif sous l'égide de la Banque de France. Celui-ci recenserait les encours des crédits utilisés par les particuliers. Le coût d’un tel fichier est estimé à 30 ou 40 millions d'euros que l'Etat refuse de prendre à sa charge. Le débat est donc lancé !

En tout état de cause, qu’une consultation des fichiers énoncés ci-dessus soit faite ou non, il est du ressort exclusif du prêteur d’accepter ou non une demande de prêt. Une inscription pour un chèque impayé est généralement rédhibitoire pour obtenir un prêt, mais celle-ci peut être levée par la régularisation du montant du ou des chèques et éventuellement le paiement d’une amende. Quant au fichage pour incident de paiement, nous verrons ci-après que dans certains cas, il n’est pas rédhibitoire !